Pratiques frauduleuses dans le secteur de la viande au Brésil (débat)

au nom du groupe ENF . – Madame la Présidente, ce qui nous inquiète dans ce scandale, c’est l’incapacité de la Commission à nous donner les vrais chiffres et à répondre à nos questions. Est-ce un débat pour rien? En tout cas, pour l’instant, nous n’avançons pas sur ce sujet.

Combien de temps nos concitoyens ont-ils été exposés à ce risque? Quelles quantités sont-elles réellement en cause? Ce que nous voyons, c’est que le Chili et la Chine ont immédiatement fermé leur marché alors que la Commission européenne a plutôt demandé au Brésil de revoir vaguement ses normes.

Comment est-il possible de demander aujourd’hui à nos éleveurs européens, notamment aux éleveurs français, d’observer des normes de protection sanitaires maximales alors que nous laissons entrer de la viande avariée?

Le Brésil, l’Ukraine ou la Turquie sont des pays gangrenés par la corruption et peuvent néanmoins exporter. Monsieur le Commissaire, je pense qu’il est temps de revoir nos normes et de faire en sorte que nous puissions, en Europe, effectuer des contrôles payés par les pays d’origine.