Le gouvernement refuse de défendre nos pêcheurs de coquilles Saint-Jacques

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Le grave incident qui a opposé en octobre des pêcheurs normands à plusieurs équipages britanniques illustre une nouvelle fois l’incapacité de notre gouvernement à défendre les intérêts de la France.

Les marins-pêcheurs français dénoncent depuis plusieurs mois une réglementation absurde qui laisse les bateaux britanniques pêcher la coquille Saint-Jacques dès le mois d’août en baie de Seine alors que les bateaux français doivent attendre le 1er octobre. Une situation d’autant plus scandaleuse que, si les français sont soumis à des quotas, les britanniques ne le sont pas.

Trois solutions s’offraient au gouvernement : trouver un accord avec les autorités britanniques, fermer la pêche de la coquille en baie de Seine jusqu’à fin novembre afin de préserver la ressource, comme le réclamaient les pêcheurs français, ou, en dernière extrémité, autoriser une ouverture anticipée pour la flottille française. Au lieu de quoi les navires britanniques ont pu, cette année encore, faire main basse sur plus d’un tiers du stock de coquilles disponible sur la zone. Une attitude déloyale et irresponsable qui remet en cause les efforts consentis par nos pêcheurs afin de préserver cette ressource unique, reconnue de tous les gastronomes, qu’est la coquille Saint-Jacques de la baie de Seine. Comment s’étonner ensuite que nos pêcheurs, qui ont manifesté pacifiquement à plusieurs reprises durant l’été, aient désormais recours à la manière forte ? Si ces violences sont regrettables, que penser d’un gouvernement qui, faute d’agir à temps, doit désormais faire appel à la marine nationale pour protéger la flottille britannique ?

Durant la campagne présidentielle, Marine Le Pen a été la seule à dénoncer l’empilement de réglementations souvent contradictoires qui, qu’elles soient européennes ou françaises, tuent à petit feu notre pêche artisanale côtière. Atterré par l’attitude du gouvernement, je réaffirme aujourd’hui notre soutien aux marins pêcheurs français !

Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement