Intermédiation en assurance (débat)

au nom du groupe ENF .  Monsieur le Président, mes chers collègues, une fois n’est pas coutume, nous nous félicitons de ce rapport qui ne reproduit pas les erreurs commises avec la directive MIF II.

Aujourd’hui, ce rapport est très important parce qu’il va permettre le plein exercice des activités des conseillers indépendants en gestion de patrimoine et en intermédiation d’assurance et qu’il donne donc pleine satisfaction à une profession qui était inquiète de son avenir.

Ce rapport conforte l’idée selon laquelle l’intermédiaire indépendant pourra exercer ses activités sans que les banques et les compagnies d’assurance ne puissent l’étouffer et le vassaliser. Ce rapport nous paraît très favorable, mais je pense qu’il faut également mettre l’accent sur le fait que, demain, les grands établissements financiers comme les banques et les compagnies d’assurance devront se soumettre également aux mêmes directives que les intermédiaires en assurance.

Il était temps que le Parlement européen donne justement tous les pouvoirs pour qu’on puisse faire en sorte que cette profession soit largement autorisée, non seulement par les banques et les compagnies d’assurance, mais aussi par les intermédiaires financiers.

Je pense que l’intérêt de ce rapport est de mettre justement en difficulté le lobby des banques et des compagnies d’assurance qui pensait être le seul à pouvoir gérer et organiser cette profession.

Aujourd’hui, les intermédiaires d’assurance ont la possibilité d’exister. Ce sont des professionnels bien formés avec une bonne expérience et qui, je pense, seront tout aussi compétents que les salariés des banques et des compagnies d’assurance.