Derrière les huées de François Hollande à Cournon, la menace du grand Marché transatlantique

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Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

L’accueil épouvantable reçu hier en Auvergne par François Hollande traduit certes l’exaspération des agriculteurs mais aussi et surtout leur lucidité face à la politique de destruction et d’abandon menée depuis des années par les gouvernements successifs.

La réalité est que derrière les effets d’annonce habituels, qui visent à présenter comme une grâce des aides européennes qui ne sont que le retour diminué de l’argent pris dans la poche des Français, l’agriculture française, dans toutes ses composantes, est aujourd’hui gravement menacée. En cause notamment les négociations, soutenues par l’UMP, pour un grand Marché Transatlantique qui ouvrirait la France et l’Europe aux produits américains, faisant voler en éclat toutes les normes jusqu’alors en vigueur (en particulier sanitaires). Ce grand Marché ultra-libéral et complètement déréglementé aboutirait évidemment à la disparition de notre modèle d’agriculture, ne laissant qu’aux seules exploitations industrielles la possibilité de survivre.

Après notre industrie, laminée par l’euro et la concurrence internationale déloyale exercée à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union Européenne, ce sont nos services et notre agriculture qui seront mis à mal par cette nouvelle étape de la mondialisation folle.

Les dénégations du président Hollande sur le grand Marché transatlantique n’y feront rien. Quand on sait que même la culture, officiellement exclue du mandat de négociation ne l’est pas de manière définitive, on ne peut que s’inquiéter pour l’avenir.

Le Front National demande de toute urgence que soit mis un terme aux négociations sur le grand Marché transatlantique, et que soit à l’inverse instaurée une politique protectionniste intelligente permettant de dynamiser l’agriculture française, et donc de préserver la sécurité alimentaire de notre pays. Seule une Politique Agricole Française, en remplacement de la PAC, serait susceptible de mieux repartir les aides aux agriculteurs, et même de les augmenter substantiellement.