Aïd el Kébir 2012 : le gouvernement cautionne des pratiques contraires à nos lois et à nos mœurs

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Le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture ont autorisé les préfectures à délivrer près de 70 agréments temporaires d’abattage rituel pour faire face à la demande des associations musulmanes lors des fêtes de l’Aïd el-kébir qui commencent demain. Un dispositif qui vient compléter les abattoirs pratiquant l’abattage rituel tout au long de l’année (qui représentent environ un abattoir sur deux si l’on ne tient pas compte des abattoirs dédiés aux porcs !).

Les agréments temporaires autorisent les sacrificateurs à égorger sans étourdissement les animaux devant les fidèles, dans des lieux qui n’ont bien souvent d’abattoirs que le nom : chapiteaux dressés sur un parking, locaux associatifs, hangars… Le contrôle sanitaire des installations provisoires et de la viande est assuré par les services de l’Etat, et donc à nos frais.

L’étourdissement avant abattage a été imposé afin de diminuer la souffrance des animaux destinés à la consommation. Le contournement massif de la réglementation choque nos concitoyens, mais également nos éleveurs, qui doivent par ailleurs tenir compte de normes de plus en plus sévères et coûteuses quant au respect du bien être animal.

Alors qu’une large majorité de Français s’inquiète du refus d’une partie des musulmans de s’intégrer à notre société, le gouvernement et les collectivités locales qui encouragent ces initiatives commettent une lourde erreur en cautionnant ce énième arrangement contraire aux lois de la République et aux mœurs françaises.

Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement